Je viens de finir de raconter ma traversée des dernier mois dans mon ouvrage
"Transmutation à Patmos  - Mystique traversée", voici presque un an maintenant que ma vie a basculé et durant cette longue remontée vers moi, vers la vie, j’ai écrit, et mis des mots sur cette traversée, sur ma relation avec celle qui fût aussi  une mère spirituelle (Annick de Souzenelle), et aux autres, ainsi que sur mon métier et ma maladie.  Il en est sorti ce modeste livre illustré par mes images et mon travail d’aujourd’hui ( la photographie et la vidéo).  

Je ne résiste pas, je partage  la sublime préface de mon ami Basarab Nicolescu


 

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Transmutation à Patmos - Mystique traversée est un extraordinaire témoignage sur le passage du désespoir, d'une énorme souffrance et de la tentation de suicide à la résurrection spirituelle et à la beauté de la vie.
Igor Ochmiansky me fait penser à Job. Comme Job, il était dans le droit chemin mais les malheurs commencent soudainement à pleuvoir sur lui : un cancer impitoyable qui lui enlève des fonctions vitales (les glandes parotides brûlées par la radiothérapie lui supprime la salivation et donc le sommeil), deux accidents de voitures incompréhensibles dont un lui broie la cheville droite, ses amoureuses le quittent, une après l’autre. Mais Job ne se révolte pas : il veut tout simplement voir Dieu face à face et lui demander pourquoi il doit subir ses abominables souffrances. Il voit finalement Dieu face à face mais Dieu ne répond pas à sa question. Tandis qu’Igor, qui perd tout - son désir de vie et sa vie professionnelle - se sent envahi d’une immense révolte qui va jusqu’à la décision d’ôter la vie qui lui a été donnée. Il se réfugie en Corse pour accomplir sa décision et il prépare méthodiquement son suicide.
Et à ce moment-là des miracles se produisent.
Igor s’assoie sur un banc devant la mer et sort les pilules qui devraient le tuer. Une petite fille (un premier ange) s’assoie près de lui et lui demande pourquoi il pleure. Igor lui répond qu’il doit partir. La petite fille lui dit : « pourquoi tu pars, tu n’es pas bien avec nous ? » et elle s’en va. La mort s’est arrêtée.
Son amour perpétuel (un deuxième ange) intervient et lui dit, au téléphone, qu’elle sait ce qu’il vit et le prie de vivre. Une grande décharge électrique lui parcourt l’échine. La mort s’arrête à nouveau mais la souffrance morale d’Igor continue avec une grande intensité. Igor conçoit la mort comme l’amante tant désirée.
Enfin, dans la multitude des messages électroniques non-lus, Igor lit un seul de ces messages, envoyé par une amie de Patmos (le troisième ange). Un seul mot est écrit, en gros caractères : « Viens ! ».
Igor se soumet et il part à Patmos. Et là, à Patmos, une lente mais profonde transmutation s’opère. Igor cherche la lumière de la vie chaque jour, lumière au-dedans de la merveilleuse lumière naturelle de l’île. Igor, qui croyait que son âme soit morte, vibre à la solidarité humaine des habitants de Patmos qui l’entourent d’amour.
À vrai dire, il n y a pas des phénomènes surnaturels ou des révélations bouleversantes dans son cheminement de la mort à la source de la vie. La seule révélation est l’énergie infinie de vie qui se trouve en lui-même, mais qui le dépasse.
Les vannes de la créativité s’ouvrent et Igor commence à avoir une activité débordante de photographe et de cinéaste. Il reconstruit à la fois sa vie intérieure et sa vie professionnelle.
Le miracle de miracles s’est produit à Patmos.
Ce qui me plaît le plus dans le témoignage si bien écrit d’Igor Ochmiansky c’est qu’il refuse à donner toute interprétation philosophique ou religieuse à sa transmutation. C’est un témoignage véritablement transculturel et transreligieux, qui peut être compris par tout être humain de la terre. Igor fait l’expérience déterminante de l’action du Tiers Caché, ce tiers mystérieux entre le Sujet et l’Objet, qui aide Igor à sonder les profondeurs de son être. Et Igor Ochmiansky sait transmettre cette expérience aux autres grâce à un admirable style d’écriture, qui garde l’authenticité, la spontanéité et la sincérité de la vie elle-même.
Le livre d’Igor Ochmiansky célèbre aussi les noces des images splendides de ses photographies et des mots. Le regard distinguent les objets, la vision illumine le regard, la réalité éclaire la vision. Grâce au tiers, caché dans la lumière, nous percevons la lumière-matrice de tous les mondes, visibles ou invisibles. Ce Tiers Caché est le soleil de notre monde spirituel. Il prend corps par les noces entre l’image et le mot.
La grande originalité d’Igor est de chercher le tiers qui donne sens à l’interaction du mot et de l’image. Au-delà du mot et au delà de l’image, il y a un tiers, caché à nos associations mentales, et qui s’adresse à notre affectivité, à notre imaginaire, à notre attente de l’inconnu.
Le livre que vous avez devant vos yeux est un festin d’intelligence et de beauté dans la quête spirituelle. Basarab Nicolescu